immeuble

Immeuble

Définition de l’immeuble

D’un point de vue juridique, un « immeuble » est un bien fixe, contrairement aux biens meubles que vous pouvez déplacer. Toutefois, dans le langage courant, ce mot évoque surtout un grand bâtiment d’habitation ou de bureaux, mais la définition légale va plus loin.

Le saviez-vous : cette distinction fondamentale remonte au droit romain et structure tout notre système de propriété.

Plus précisément, le droit identifie trois catégories principales :

  • L’immeuble par nature : Il inclut le sol et tout ce qui y est attaché durablement ;
  • L’immeuble par destination : C’est un bien meuble lié physiquement ou économiquement à un immeuble par nature ;
  • L’immeuble par l’objet auquel il s’applique : Cette catégorie concerne les droits qui portent sur des biens immobiliers.

Utilité et fonctionnement

L’immeuble représente la base du patrimoine foncier et répond à des besoins vitaux de logement ou d’activité économique. Son fonctionnement dépend directement de son régime de propriété. S’il appartient à une seule personne (physique ou morale), il s’agit de pleine propriété ou de monopropriété.

Par ailleurs, pour les bâtiments collectifs divisés en appartements, l’immeuble fonctionne souvent en copropriété. Ce système sépare la propriété entre des parties privatives (les logements) et des parties communes (toiture, escaliers).

Bon à savoir : un syndic assure la gestion et les décisions se votent en assemblée générale. La propriété de l’immeuble peut aussi être démembrée, ce qui sépare la nue-propriété de l’usufruit. Économiquement, le bien sert de résidence principale, de local commercial ou d’investissement locatif.

Fondements légaux

Le statut de l’immeuble relève du Code civil français, et plus précisément des articles 516 à 526. L’article 516 pose un principe de base pour distinguer les biens : « Tous les biens sont meubles ou immeubles ».

Comme les immeubles ont une grande valeur économique et ne peuvent pas être déplacés, les transactions les concernant demandent un formalisme strict. En effet, pour toute mutation (vente, donation, partage), vous devez respecter les étapes suivantes :

  • Passer obligatoirement par un acte authentique rédigé par un notaire ;
  • Publier cet acte au Service de la publicité foncière pour être opposable aux tiers.

Ce processus garantit ainsi la sécurité juridique de la propriété.

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