Depuis son lancement, MaPrimeRénov est devenue l’une des aides les plus utilisées par les Français pour financer leurs travaux de rénovation énergétique. Mais à partir du 1er janvier 2026, le guichet MaPrimeRénov est suspendu temporairement, faute de budget alloué pour cette nouvelle année. Que signifie cette suspension ? Qui est concerné ? Et surtout, quelles sont les solutions possibles pour continuer vos projets ? Voici un point complet et clair.
Résumé :
- MaPrimeRénov est suspendu à partir du 1er janvier 2026, faute de budget. Il s’agit d’une suspension administrative, pas une suppression ;
- Les ménages concernés doivent patienter, préparer leurs dossiers et explorer les aides alternatives ;
- Les professionnels, eux, peuvent mettre ce temps à profit pour planifier, informer et former leurs équipes.
- Rester attentif aux annonces officielles au cours des prochaines semaines est essentiel pour être parmi les premiers à profiter de la réouverture du guichet.
Qu’est-ce que MaPrimeRénov ?
MaPrimeRénov est une aide publique créée pour encourager les ménages à rendre leur logement plus économe en énergie. Elle finance des travaux tels que l’isolation, le remplacement du chauffage, l’installation d’un système de ventilation ou l’usage d’énergies renouvelables.
Ouverte à tous les propriétaires, qu’ils soient occupants ou bailleurs, la prime est calculée selon plusieurs critères :
- Les revenus du foyer (avec 4 barèmes : Bleu, Jaune, Violet, Rose).
- Le type de logement (résidence principale datant de plus de 15 ans).
- La nature des travaux engagés et leurs performances énergétiques.
En 2025, le dispositif permettait de financer une partie importante des rénovations, notamment dans les projets de rénovation globale.
Pourquoi le guichet MaPrimeRénov est-il suspendu en janvier 2026 ?
Le début de l’année 2026 marque un tournant : aucun budget n’a été voté à temps pour alimenter le dispositif, empêchant l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de traiter de nouvelles demandes (voir la plateforme initiale).
Cette suspension ne signifie pas la disparition de MaPrimeRénov, mais plutôt une pause administrative jusqu’à la mise en place d’un budget ou d’une nouvelle version du programme.
Pendant cette période :
- Les nouvelles demandes ne peuvent pas être déposées sur le portail officiel.
- Les dossiers déjà engagés avant la suspension restent valides et continueront d’être traités selon les crédits disponibles.
- Les professionnels du bâtiment doivent informer leurs clients et adapter leurs plannings.
Les pouvoirs publics devraient annoncer dans les semaines à venir les modalités de reprise ou de révision du dispositif.
Quelles sont les conséquences pour les particuliers ?
Pour les ménages qui avaient prévu de lancer leurs travaux en 2026, cette suspension crée de l’incertitude.
Voici les principaux cas de figure :
- Vous avez déjà déposé une demande avant janvier 2026 : votre dossier reste instruit normalement, sans nouvelle démarche à effectuer ;
- Vous vouliez commencer vos démarches maintenant : il faudra patienter jusqu’à la réouverture du guichet. Vous pouvez toutefois préparer votre dossier : rassembler vos devis, identifier les artisans RGE, et vérifier l’éligibilité de vos travaux ;
- Vous avez signé des devis ou commencé les travaux sans dépôt de dossier : le risque est de ne pas obtenir la prime, car aucune demande rétroactive n’est possible hors période d’ouverture.
Quelles alternatives disponibles pendant la suspension de MaPrimeRénov en 2026 ?
Même sans MaPrimeRénov, plusieurs solutions permettent de continuer à financer vos travaux ou au moins de les planifier sereinement :
1. Les aides locales et régionales
De nombreuses régions, départements ou intercommunalités proposent des aides complémentaires pour la rénovation énergétique. Ces programmes peuvent financer :
- L’isolation des murs, toitures ou planchers.
- Le remplacement d’un système de chauffage ancien.
- Les études énergétiques ou audits thermiques.
Il est donc utile de consulter votre agence locale de l’énergie ou votre mairie pour connaître les aides disponibles sur votre territoire et les crédits travaux auxquels vous pourriez avoir droit.
2. L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)
Ce prêt sans intérêt permet d’emprunter jusqu’à 50 000 € pour des travaux d’économie d’énergie, remboursables sur vingt ans. Il peut financer partiellement ou totalement des travaux que MaPrimeRénov aurait couverts.
3. Les certificats d’économie d’énergie (CEE)
Ces primes sont versées par les fournisseurs d’énergie (gaz, électricité, carburants) pour récompenser les travaux d’économies d’énergie réalisés. Elles peuvent être cumulées avec d’autres aides locales.
Comment préparer la réouverture du dispositif ?
Même si le guichet est temporairement suspendu, nous vous conseillons de profiter de ce temps pour vous préparer.
Voici les étapes à suivre :
- Faire réaliser un audit énergétique pour identifier précisément les travaux à prioriser ;
- Demander plusieurs devis auprès d’artisans certifiés RGE ;
- Constituer votre dossier administratif (devis signés, justificatifs de revenus, diagnostics techniques) ;
- Suivre l’actualité officielle sur le site maprimerenov.gouv.fr ou via les communiqués du Ministère de la Transition Énergétique.
Ainsi, dès que le programme redémarrera, votre demande pourra être déposée instantanément.
Et pour les professionnels du bâtiment ?
Pour les artisans, bureaux d’études et entreprises du secteur, cette suspension peut créer un ralentissement temporaire de la demande. Il est néanmoins recommandé de :
- Maintenir la communication avec les clients et proposer des solutions alternatives de financement ;
- Diversifier les offres (CEE, aides locales) ;
- Anticiper la réouverture en préparant les dossiers et en restant attentifs aux nouvelles conditions d’éligibilité.
Qu’attendre pour la suite de 2026 ?
Trois scénarios possibles sont envisagés :
- Réouverture rapide du dispositif en févri er-mars 2026, avec un budget adapté à la demande croissante.
- Adaptation du barème et recentrage de MaPrimeRénov sur les projets de rénovation globale.
- Fusion ou redéfinition du dispositif dans un cadre plus large, lié à la transition énergétique nationale.
Quelle que soit l’évolution, la volonté de l’État de soutenir la rénovation énergétique reste centrale. L’objectif demeure clair : réduire les consommations d’énergie des logements français et lutter contre les « passoires thermiques ».



