Acte sous seing privé

Acte sous seing privé

Définition d’un acte sous seing privé

Encore appelé acte sous signature privée, l’acte sous seing privé est, à ce jour, le document le plus utilisé pour faire foi d’un engagement commun. Il désigne un document écrit et signé par deux personnes, ou par un tiers lors d’une convention en l’absence d’un représentant légal. On entend par représentant légal un officier public ou ministériel que sont les notaires, les huissiers de justice, etc.

La rédaction d’un acte sous seing privé n’implique aucune obligation spécifique au plan légal, excepté la signature et la datation du document. Toutefois, l’acte sous seing privé peut être également rédigé par un avocat, ou par un agent immobilier selon qu’il s’agit d’une vente immobilière, d’une transaction immobilière, ou d’une cession de patrimoine.

Les actes sous seing privés les plus récurrents sont le contrat de vente ou d’assurance, le contrat de location (bail), les constats de dégâts pacifiques, le testament olographe, la reconnaissance de dette…

Quelle est la valeur juridique d’un acte sous seing privé ?

Bien que l’acte sous seing privée puisse être ultérieurement enregistré auprès d’un notaire, il ne jouit d’aucune force exécutoire. Il peut être facilement contesté par les parties prenantes. Celles-ci ne sont pas tenues de le respecter. L’un des signataires peut par exemple dénier sa signature ou son écriture. Dans ce cas, l’article 1324 du Code civil impose qu’une vérification d’écriture soit faite devant le juge en vue d’opposer l’acte à la partie qui le réfute.

L’acte sous seing privé ne bénéficie pas d’une date certaine. Avant de faire foi de date certaine, l’article 1377 du Code civil stipule qu’il doit être enregistré auprès du service des impôts au moyen d’un droit d’enregistrement.

Comment rédiger un acte sous seing privé ?

L’acte sous seing privé ne requiert aucune forme de rédaction particulière. Cependant, plus votre acte donnera de précisions et de détails sur l’exécution, plus le juge aura de facilité à lui conférer la force exécutoire en cas de contestation. Toujours est-il que la loi exige qu’un minimum de renseignements soit apporté pour que l’acte sous signature privée soit jugé recevable. Il s’agit de la signature des différentes parties, la date de rédaction. De plus, la rédaction doit être manuscrite et établie par le souscripteur en cas de reconnaissance de dette.

Quelle différence entre en acte authentique un acte sous seing privé ?

Contrairement à l’acte sous signature privé, l’acte authentique requiert la présence d’un officier public qu’est souvent le notaire, attestant légalement des informations mentionnées. Ce qui rend incontestables les termes du contrat, la date et les signatures. En cas de litige, l’acte authentique dispose d’une force exécutoire, pendant que l’acte sous signature privé enjoint une décision du juge avant l’exécution du contrat par le biais d’un huissier par exemple. Du fait, la valeur exécutoire de l’acte authentique autorise le créancier ou la victime à faire directement appel à un huissier pour faire respecter le contrat en cas de contestation. Or, s’il s’agit d’un acte sous seing, il faudra d’abord attendre l’autorisation du juge pour recourir à un huissier. C’est pour ses raisons que beaucoup préfèrent l’acte authentique à l’acte sous signature privée.